Publié le Laisser un commentaire

Saponification à froid : le savon SAF prend soin de ta peau ET de la planète !

Saponification à froid

Scoop du jour : un savon sert à se laver.
Et oui. Sauf qu’il y a savon et savon, et que certains sont plus propres que d’autres, si tu vois ce que je veux dire.

C’est pourquoi je veux te parler aujourd’hui de la technique de la saponification à froid : parce que c’est important de se laver avec un savon bon pour la peau, produit de manière éco-responsable.
Oui ça existe. Tu me suis ?

Saponification à froid définition : les savons SAF c’est quoi ?

Le savon, tu le croises tous les jours à la maison, mais qu’est-ce que c’est au juste ? C’est le résultat d’une réaction chimique entre des corps gras (huiles ou beurres) et ce qu’on appelle une base forte, diluée dans de l’eau. On utilise comme base l’hydroxyde de sodium – la soude, pour les intimes – dans le cas des savons solides, et la potasse pour un savon liquide type gel douche. Cette réaction produit par ailleurs une certaine quantité de glycérine, qui a d’excellentes propriétés pour la peau. 

mélange des ingrédients d'un savon

Selon la recette, on peut ajouter à cette pâte semi liquide différents ingrédients pour parfumer ou colorer le savon, comme des huiles essentielles et des colorants naturels (curcuma, cacao etc.), qui n’altèrent pas la réaction chimique entre les corps gras et la soude caustique. A noter que le savon n’a pas le monopole de la saponification : on retrouve ce phénomène naturel dans la fabrication de la lessive notamment.

Jusque-là, rien de bien compliqué.
Sauf que : il existe plusieurs modes de fabrication du savon, permettant de produire des savons de plus ou moins bonne qualité. Et comme la vie est bien faite, le mode de fabrication le plus vertueux est aussi le plus économique et le plus rapidement reproductible en grande quantité.

Et bien non ! – toi aussi, tu l’as sentie l’arnaque ? – je te le donne en mille : le mode de fabrication le plus rapide et le moins cher (privilégié par les industriels) est évidemment celui qui permet de produire les savons de moins bonne qualité, avec un impact plus néfaste pour l’environnement. Il s’agit de la saponification à chaud.

Au contraire, la saponification à froid permet de fabriquer un savon surgras, meilleur pour la peau et plus respectueux de l’environnement. Mais pour résumer : ça coûte une blinde, et ça dure des plombes.

Savon par saponification à froid et saponification à chaud : quelles différences ?

Rentrons un peu plus dans le détail (parce que je sens que cette histoire de savon commence à te passionner…). 

Saponification à froid : avantages et inconvénients

Dans le cadre de la méthode par saponification à froid, les corps gras réagissent avec la soude pour produire du savon et de la glycérine. Le savon est prêt quand toute la soude a été transformée, et il reste généralement un excédent d’huile non saponifié – le surgras, qui peut également être ajouté et on appelle ce procédé le surgraissage – qui va nourrir, adoucir er réparer la peau.

remplissage du moule à savon

Ce procédé de chimie verte aux nombreux bienfaits permet à la fois de conserver toutes les propriétés des ingrédients naturels participant à la composition du savon, y compris les huiles essentielles, mais nécessite également très peu d’énergie et de ressources dans la mesure où la préparation n’est pas chauffée et ne demande pas de rinçage à l’eau. En bref : on obtient avec ces recettes un savon biodégradable à base d’ingrédients naturels et (souvent) bio, bon pour la peau et peu énergivore – What else?

Seuls bémols, cette technique peut prendre entre 4 et 6 semaines, jusqu’au séchage complet de ce savon naturel. C’est long, c’est sûr. Et cette méthode de production est difficilement industrialisable car elle exige des aménagements d’espace et d’organisation importants. Enfin, et même si les prix peuvent varier, un savon saponifié à froid est souvent plus cher car plus coûteux à produire.

Saponification à chaud : inconvénients et avantages (pour changer)

La méthode de la saponification à chaud, au contraire, consiste à accélérer le processus de saponification en chauffant à haute température pendant 10 jours les matières grasses et la soude puis en rinçant le savon à grande eau pour éliminer toute trace de soude caustique. C’est sûr, ça coûte moins cher et ça va plus vite !

Mais tu le sens venir, y a anguille sous roche :

chauffage de la pâte à savon (saponification à chaud)
  • A cause de la chauffe de la pâte à haute température et de la chaleur qui en découle, les huiles et autres ingrédients perdent leurs propriétés et vertus naturelles ;
  • Plus décapants, ces recettes et produits saponifiés de manière accélérée sont de moins bonne qualité et souvent asséchants, voire irritants ;
  • Selon la recette, ces savons sont généralement produits à base d’ingrédients et de matières premières peu qualitatifs et bon marché ;
  • Leur impact écologique est bien plus important en termes de consommation d’eau et d’énergie (électricité pour générer de la chaleur), de pollution et de répercussions sur la santé.

Autrement dit, on privilégie la quantité à la qualité pour tirer sur les prix (comme d’habituuuuudeeeee). 

7 ingrédients que tu ne retrouveras pas dans la recette d’un savon SAF (et tant mieux !)

Tu l’auras compris, les savons industriels, c’est un peu le côté obscur de la force. Ils sont généralement non bio et utilisent dans leur préparation peu d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle. En revanche, on peut y retrouver par contre des substances pas franchement top, comme des graisses animales, des colorants, des parfums de synthèse, des additifs, des perturbateurs endocriniens et des conservateurs.

Mais c’est pas tout !

savon à l'huile de palme

Si les industriels utilisent parfois des huiles végétales comme l’huile d’olive, ils misent aussi sans modération sur l’huile de palme comme corps gras, parce qu’elle est bon marché, facilement transformable et industrialisable. Le hic, c’est que la culture de l’huile de palme est responsable de l’accélération de la déforestation dans le monde (72 % des espaces forestiers indonésiens ont disparu pour développer cette monoculture intensive par exemple). 

Conséquences : des destructions d’écosystèmes, la disparition programmée de certaines espèces, la stérilisation et la pollution des sols… Pas brillant, comme bilan. Donc à partir de maintenant, toi et moi, on opte pour du savon sans trace d’huile de palme !

Au contraire, on trouve dans les savons surgras SAF de nombreux ingrédients très bénéfiques pour la peau, particulièrement pour les peaux sèches, sensibles, sujettes aux allergies et atopiques :

  • Des acides gras (grâce au surgraissage) qui nourrissent, hydratent et apaisent tous les types de peaux ;
  • La glycérine, naturellement produite via le processus de saponification à froid, qui favorise une meilleure hydratation de la peau.

Comment reconnaître un produit certifié SAF et où se le procurer ?

Pas de panique : les savons saponifiés à froid sont généralement identifiables grâce au logo SAF (Saponification à Froid) affiché sur l’emballage et mis en place par l’Association Des Nouveaux Savonniers (ADNS).  

Cependant, ils sont rarement vendus en grande surface car plus chers et produits en petites quantités. On les trouve donc plus volontiers dans des boutiques d’artisans, en parapharmacie ou sur les marchés

CocoriCosme’Tips : Loin de moi l’idée de t’influencer, mais le plus simple, c’est peut-être d’aller jeter un œil à notre sélection de savons SAF naturels et bio – Je dis ça je dis rien… 

Sinon tu peux aussi en faire chez toi à la maison, mais il ne faut pas se tromper dans la recette et utiliser un calculateur fiable pour les doses !

Technique de la saponification à froid : 4 points à retenir

Pour résumer :

  • OUI les savons SAF sont meilleurs pour la peau et pour la santé, ainsi que pour l’environnement ;
  • OUI ils sont un peu plus chers et peut-être moins faciles à trouver (sauf que maintenant, on est là pour t’aider) ;
  • NON ce n’est pas une raison pour ne pas prendre soin de ta peau ;
  • OUI, les licornes aussi utilisent un savon SAF pour avoir le poil soyeux.

Si tu y vois plus clair : mission accomplie ✔️
Quant à moi, je te dis à très bientôt avec de nouvelles infos cosmético-palpitantes ! 

Sources : Cosmebio, Passeport Santé, Planete-durable.com, La Maison du Zéro Déchet, ADNS, GEO

Publié le Laisser un commentaire

La Pierre d’Alun, c’est bien ou c’est mal ?

La Pierre d’Alun, c’est bien ou c’est mal ?

On en trouve en pharmacie, donc c’est forcément bien non ?
On se dit que c’est de la pierre et donc minéral, donc c’est forcément bien aussi non ?
Mais finalement, est-ce que c’est bon pour ma peau ? …ou pas ?
Le point, ici. Tout de suite.

C’est qui Alun ?

C’est très compliqué de trouver des infos fiables sur la pierre d’alun.
Néanmoins voici quelques données que j’ai essayé de te synthétiser.

Il faut déjà remettre la pierre d’alun en perspective :
La pierre d’alun est une pierre naturelle, qui contient bel et bien de l’aluminium.

En réalité, il s’agit d’un sulfate double d’aluminium et de potassium (Potassium Alum).
On la rencontre sous plusieurs formes :

pierre d'alun
  • soit elle est naturelle et se présente alors sous forme d’un minerai recristallisé après extraction de carrières. Car la pierre d’alun à l’état brut n’existe pas ! Elle peut provenir de certaines roches qui en contiennent naturellement: l’alunite (source traditionnelle), l’alum-K (source plus rare) et la kalunite (encore plus rare). Après extraction de la roche dans les mines, elle doit subir une transformation : les minéraux sont séparés et recristalisés pour obtenir la pierre d’alun. Rien de bien naturel ni d’écologique quand on voit les photos d’extractions minières en Chine, en Syrie ou au Panama et les pollutions qu’elles engendrent… (désolée j’ai pas trouvé de photos libres de droits pour illustrer mon propos…)
  • soit elle est dite “synthétique” ou reconstituée. Elle est composée d’ammonium d’alun et fabriquée, à bas coûts, par les industries chimiques asiatiques. Elle en ressort très opaque et blanche. Certaines sont même produites à partir de sulfate d’ammonium obtenu par synthèse, sous-produit de l’industrie chimique du nylon. Elles n’ont donc rien de naturelles et sont mêmes très dangereuses pour la santé = à fuir donc !!!

Si la teneur en aluminium semble moindre dans la pierre d’alun naturelle que dans les anti-transpirants classiques, son innocuité à long terme n’est à ce jour pas prouvée.
Il n’existe à ce jour aucune étude qui permet d’affirmer ou d’infirmer la toxicité des sels d’aluminium contenus dans la pierre d’alun.
Chelou.

La pierre d’alun balance pas ton porc mais bloque tes pores, tu le savais ?

porte fermée pour illustrer les pores de la peau bloqués

La pierre d’alun n’est pas un déodorant (qui lutte contre les mauvaises odeur), mais un antitranspirant qui obstrue les pores sudoraux et réduit le volume de sécrétion des glandes eccrines et apocrines.
En somme, il altère ce processus physiologique essentiel au corps humain qu’est la transpiration. Et quels sont les seuls actifs cosmétiques capables de réaliser cette prouesse ? …les sels d’aluminium, ceux-là mêmes qu’on veut éviter.

Et les études n’en disent pas grand chose…

les études ne disent pas grand chose sur la pierre d'alun

En 2011, face à une absence d’études à la fois quantitatives et qualitatives menées sur le long court, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) commande une étude : «  L’évaluation du risque lié à l’utilisation de l’aluminium dans les produits cosmétiques ».
Celle-ci est à la fois menée sur des peaux saines et sur des peaux lésées-après rasage. Cependant, les résultats restent insuffisants pour déterminer avec certitude un quelconque risque sanitaire… Flûte alors…

L’ANSM constate en revanche que la présence d’aluminium dans le sang est quand même plus élevée lorsque la peau est sensibilisée avant application.
À ce jour, elle recommande donc «  ne pas utiliser les produits cosmétiques contenant de l’aluminium sur peau lésée » .
Pour autant, elle n’interdit pas la présence de sels d’aluminium dans les déodorants, mais préconise un taux de 0,6% par produit, afin d’éviter des risques systémiques…

Pour le Pr Alain Pineau et le Dr Olivier Guillard, qui ont étudié les dangers de l’aluminium et publié en décembre 2013 un article scientifique éloquent dans la revue “Journal of Trace Elements in Medicine and Biology”, cette substance, qui traverserait bien la barrière cutanée, doit être diminuée dans les cosmétiques.

Et c’est là que ça nous intéresse : selon toute logique, ils appliquent également cette réserve à la pierre d’alun, considérant qu’elle contient également de l’aluminium.

En conclusion :

Vu autant d’incertitudes sur le sujet, on a fait le choix chez CocoriCosmetic de ne référencer aucune pierre d’alun dans notre eshop et… à titre personnel, on en déconseille l’utilisation.
Mais la bonne nouvelle pour finir sur une note positive, c’est qu’il existe plein de de belles alternatives françaises et E-FFI-CA-CES, aux ingrédients naturels et bio autour de nous.
Et que tu n’as que cliquer sur la catégorie Déos pour les découvrir en 1 clic.

Psst : Si vraiment, tu n’es pas convaincu de tout ce que je t’ai raconté, vérifie que ta pierre d’alun ait à minima la mention “pierre d’alun sans sels d’aluminium”, garantie non-nocive et non-toxique (pierre d’alun kalunite garantie sans hydroxyde d’aluminium), et donc certifié Ecocert et 100% d’origine naturelle.

Sources : ANSM, Slow Cosmetiques, Cosmebio, Researchgate.net

Publié le Laisser un commentaire

Les filtres solaires : le vrai du faux

filtres solaires

Ou comment se prendre la tête sur le sujet des filtres solaires pour démêler le vrai du faux, du moyen du je-sais-pas-trop.
Mais la solution est au bout de l’article parce que pour toi, j’ai réussi à démêler le vrai du faux.
Allez, c’est parti mon Kiki.

Le filtre solaire, c’est quoi déjà ?

C’est pour protéger ta peau : jusque là, on suit… Idéalement on prend le combo UVA + UVB !

rayon du soleil à travers un arbre

On t’explique la différence vite fait : 

  • 95% des rayons qui touchent la surface de la Terre sont des UVA : ils pénètrent plus profondément dans la peau et sont responsables du bronzage immédiat. Par conséquent, en y restant exposé trop longtemps, tu risques d’abîmer ta peau, d’accélérer son vieillissement, de voir apparaître des rides ou encore de développer des cellules cancérigènes.
  • 5% sont des UVB : ils pénètrent moins la peau et s’arrêtent à l’épiderme, la première couche de la peau. Ces rayons stimulent la production de mélanine, responsable du bronzage longue durée. Mais attention s’y exposant trop longtemps, on fait face au risque d’un méchant coup de soleil.

Du coup, on se protège !

protection solaire

Il y a tout plein de filtres solaires qui existent déjà sur le marché, et ils sont tous très bien encadrés et réglementés en Europe.
Seuls une 30aine sont autorisés sur nos marchés et son validés par le CSSC, le Comité Scientifique Européen pour le Sécurité des Consommateurs.
On se dit intérieurement, chouette, on est couvert, y a des gens qui ont vérif’ pour nous…
Et bien désolée de te décevoir, mais y’a des loups comme on dit.

Les filtres solaires chimiques, c’est quoi ?

filtres solaires chimiques

Les filtres solaires chimiques pénètrent l’épiderme pour ensuite y absorber les rayons UV : ils les piègent en fait, avant que les rayons n’attaquent notre jolie peau.

Les crèmes solaires à filtres chimiques sont en général plutôt sympas à appliquer car fluides et légères mais ne sont efficaces que 30 minutes environ après application en général.

Même si chimique ne veut pas dire toxique, on a récemment eu quelques déboires dans les médias à ce sujet.

Exemple l’octocrylène, qui a fait débat ces derniers mois.
Il est parfaitement autorisé et se trouve dans plein de solaires hyper courant… sauf qu’en fait, il est excessivement nocif pour notre santé :
Il est irritant, allergisant, soupçonné d’être photo-allergisant (dommage pour un filtre solaire) et perturbateur endocrinien.
Bonus, l’octocrylène dégage (et ce même dans un flacon ou tube hermétiquement fermé) de la benzophénone, un composé cancérigène (augmente le risque de cancers de la peau), mutagène et perturbateur endocrinien.

En plus, il est également extrêmement nocif pour l’environnement. Et je te parle donc des coraux, de Némo, mais aussi des huitres du bassin qui finissent dans ton bidon, de la truite de nos rivières qui finit dans ton assiette… Tu vois le délire.
Même à faible concentration, il se décompose en toxiques qui détruisent les fonctions vitales des coraux.

Conclusion : tout le monde sait que c’est mal, mais on continue à en vendre et on dit bien à tout le monde qu’on le surveille, quand même. Comme la pizza de Buitoni si tu vois de quoi je parle.

Même le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS estime que les preuves sont suffisantes pour considérer la benzophénone comme cancérigène potentiel (et ce, pour le foie, le système lymphatique, néfaste pour le fonctionnement de la thyroïde et le développement des organes reproducteurs masculins comme féminins). Et qu’en plus, elle est facilement absorbée par la peau (environ 70% de la benzophénone émise par un cosmétique passe la barrière cutanée).

Le filtre minéral, c’est mieux ?

filtre solaire minéral

Par principe de précaution, chez nous, on a décidé de privilégier uniquement les crèmes solaires minérales dans notre cabane online. On t’explique pourquoi.
(Et comme de par hasard, seules les crèmes à filtre minéral peuvent obtenir la mention bio…)

Le filtre minéral est déjà d’origine naturelle et non issu de la pétrochimie.
Ensuite, il ne pénètre pas dans la peau, comme le filtre chimique.
Il reste en surface et il renvoie les UV, tel un miroir..
Leur avantage, c’est qu’il n’y a pas de risque d’interaction chimique dans l’organisme !
Et qu’il est efficace directement après l’application.
Leur inconvénient : comme ça reste en surface, on peut avoir l’air un peu blanc, des fois. Mais étale bien et ça devrait le faire.

Pourquoi on est blanc d’ailleurs ?

filtre solaire minéral blanc

Parce que les filtres minéraux eux-mêmes sont de couleur blanche.
Selon ta crème solaire, le léger film sur ta peau sera plus ou moins visible, mais c’est la garantie qu’aucune substance controversée ne pénètre ton organisme !

Les filtres minéraux les plus répandus sont ces 2 là :
– le dioxyde de titane
– l’oxyde de zinc

Les 2 filtres minéraux autorisés en Bio au niveau mondial sont :
– le Dioxyde de Titane (TiO2)
– l’Oxyde de Zinc (ZnO)

L’efficacité et l’innocuité de ces 2 filtres utilisés comme filtres solaires naturels ont largement été démontrées au travers de nombreuses publications scientifiques et par toutes les autorités françaises, européennes et mondiales.
Pour aller plus loin dans les explications : les molécules naturelles de Titane ou de Zinc soudées très fortement entre elles dans les formules bio forment de gros blocs appelés agrégats : elles restent donc en surface pour réfléchir les UV, c‘est d’ailleurs ce qui leur confère leur efficacité immédiate !
AUCUN filtre solaire ne passe au travers de ta peau. Parfois le titane est victime d’une mauvaise presse – à juste titre – car son usage est décrié dans l’alimentaire ou dans certains produits inhalés.

Quid des nanoparticules ?

Jusqu’au 31/12/21, on disait qu’il n’y avait pas de nanoparticules dans nos crèmes solaires minérales.
Mais à compter du 01/01/22, certaines marques ont décidé de faire apparaître la mention “nano” sur leurs packagings car les techniques de mesure évoluent.
Elles ont décidé de recourir à une technique, utilisée par la DGCCRF, qui modifie les agrégats naturels, met à jour de plus petites particules et fait apparaître des nano, qui sont donc mentionnées sur l’étiquette.
Dorénavant l’intégralité des solaires à base d’écrans minéraux et revendiquant une protection UVA & UVB sont concernés par la mention “nano”.

En gros, les écrans minéraux autrefois qualifiés comme « non nanos », sont désormais identifiés comme « nanos ».

Qu’est ce que ça change ?
Rien, puisque les formules sont inchangées et toujours bio.
Les molécules restent toujours à la surface de la peau et ne pénètrent pas le derme ni le réseau sanguin, donc tout va bien.
Et nos partenaires ont fait des études et prouvé scientifiquement le sujet (étude protocole normé OCDE 428 pour les Laboratoires de Biarritz par exemple).

C’est mieux pour Némo ?

filtres minéraux = protection des océans

Comme tu t’en doutes, évidemment.
Chaque année, près de 14 000 tonnes de crème solaire finissent dans les mers. Ouch.

Comme nous avons des partenaires fortement engagés pour la cause environnementale, tu te doutes qu’ils ont fait attention aux fonds marins. Et donc ils ont mené des études écotoxicologique (étude menée en conditions extrêmes par rapport à celles du milieu naturel) pour prouver la non-toxicité de nos solaires sur les organismes marins dont les coraux.

En conclusion ?

  • OUI les filtres minéraux sont mieux pour ta peau que les filtres chimiques tels que l’octocrylene & le benzophenone.
  • OUI ils sont mieux pour les océans et pour Némo (non-toxiques pour les écosystèmes marins).
  • NON ne mange pas ou n’inhale pas ta crème solaire.

Et si t’as toujours un doute, sors le t-shirt manches longues et le bob à la plage.

Tu y vois plus clair maintenant ? Par-fait. C’était le but.
Mais, et ta BFF, est-ce qu’elle sait tout ça ?
Et ton Barbu et Tata Vegan ?
N’hésite pas à partager notre article, et nous, on te fait plein de bisous doux en attendant le prochain !

Sources : Laboratoires de Biarritz, Omum, Santé Magazine, Que Choisir, INCI Beauty, National Geographic

Publié le Laisser un commentaire

Le combat Naturel VS Bio

Naturel vs Bio

Parce que oui, il y a une différence entre naturel, origine naturelle, et bio, même si parfois, certaines marques font de leur mieux pour t’embrouiller les idées – hello le greenwashing, on te voit.
Ok, mais alors, c’est quoi la différence ?
Le point, ici. Tout de suite.

La base : le naturel

jeune pousse plante

Naturel, ça veut dire directement issu de la nature : les plantes, les fruits, l’argile…
Un ingrédient naturel conserve ses propriétés et caractéristiques brutes. Il est extrait par un procédé mécanique et n’a subi aucune transformation chimique.

Si on prend l’exemple d’une huile végétale, l’huile d’olive : elle a été extraite d’une plante par un procédé mécanique qui ne dénature pas le végétal d’origine = on presse et c’est tout. Cela permet de conserver les actifs et les propriétés intrinsèques de la plante !

Dans cette catégorie, on retrouve :
– L’eau
– Les végétaux : les huiles végétales vierges en pression à froid, les extraits de plantes, de fruits, les hydrolats
– Les minéraux
– Les ingrédients issus de l’élevage : miel, cire, lait…

Naturel ne veut pas dire « Banco-les-cocos, on y va à tous les coups ».
On a du bon naturel et du mauvais naturel (comme pour les chasseurs du Bouchonnois) :
– L’huile de palme : c’est naturel mais c’est PAS BON pour l’environnement
– Les sels d’aluminium des déos : c’est naturel mais c’est PAS BON pour ta peau et tes pores.

Les 2 mots qui te font douter : l’origine naturelle

sentier de terre dans la nature

Il existe aussi l’Origine Naturelle.
Haha, tu vois, c’est fait exprès pour nous embrouiller…

Un ingrédient est dit “d’origine naturelle”, lorsque que l’extraction implique une transformation de sa structure chimique de faible ampleur et en nombre limité, pour ne garder que certains actifs. On utilise généralement un solvant (nous on préfère ceux de la chimie verte, car ils sont le plus souvent naturels).

Une transformation chimique n’est pas quelque chose de mal ni de nocif ! Il ne faut effectivement pas la confondre avec un procédé pétrochimique, qui lui fait intervenir du bon vieux pétrole dans la réaction !
Chimique ne veut pas dire non plus synthétique ni artificiel !

En résumé : l’ingrédient provient de la plante, mais n’est pas la plante elle-même.

En termes concrets, ça donne :
– Le beurre de karité est un ingrédient d’origine naturelle (on concasse les amandes, qui sont ensuite torréfiées, moulues et réduites en pâte, qui elle-même est plongée dans l’eau bouillante de façon à éliminer les impuretés. Après cette étape, le beurre de karité peut être récupéré, puis malaxé et cuit.)
– Les ferments de radis, qui sont des composés anti-bactériens, sont d’origine naturelle
– Le savon (relation chimique entre l’huile et la soude)

Conclusion :
Que ce soit du naturel ou de l’origine naturelle, le principal est de vérifier l’origine des ingrédients et leur processus de fabrication.

Et le bio dans tout ça ?

culture citrouille

Bio, et ça même tes Kids pourront te le dire, c’est un p’tit raccourci pour « agriculture biologique ».
Les ingrédients biologiques sont des ingrédients naturels qui doivent répondre au critère biologique du pays dans lequel il est cultivé.

Attention tout ne peut pas être bio !
Typiquement l’eau, c’est pas bio.
Les minéraux non plus.
Les graines de pins maritimes du Cap-Ferret en liberté, non plus.
Les bourgeons issus de cueillette sauvages dans les Landes, non plus.
Les châtaignes des Cévennes de Roger, défenseur acharné de la nature et éco-militant qui malheureusement n’a pas assez de sous pour se payer la certif’ bio, non plus.
Tu suis ?
Oui je sais c’est dur…

Prenons un exemple encore plus concret : la sauge, c’est une plante.
Donc la sauge est naturelle. Mais si tu apprends qu’elle a été arrosée de produits chimiques de synthèse pendant sa croissance ? Et même que la graine est un OGM ? Elle a beau avoir été cueillie directement dans la nature, une agriculture qui utilise des produits chimiques ne peut pas se revendiquer biologique. Bye bye le bio.
Pour résumer, un ingrédient bio est forcément naturel, mais l’inverse est faux, archi-faux !

Le greenwashing, on en parle ?

main tenant un dessin illustrant le greenwashing

Attention au greenwashing aussi, de plus en plus présent !
Certaines marques, il faut l’avouer, en abusent un peu (voir carrément).
La norme ISO 16128 a en quelques sorte aidé certaines industriels qui ne manquent pas d’inventivité ni d’audace.
Prenons (encore) un exemple : comme l’eau est considéré comme ingrédient naturel, un cosmétique constitué à 70% d’eau pourra revendiquer « 70% naturel »… et avoir quand même dans sa compo, de l’huile de palme, du phénoxyethanol et plein d’autres merdouilles dans les 30% restants.
L’eau est certes naturelle, mais la prendre en compte comme argument de naturalité dans un cosmétique en contenant 70%, c’est quand même pas terrible…

Tu y vois plus clair maintenant ? Par-fait. C’était le but.

Mais, et ta BFF, est-ce qu’elle sait tout ça ?
Et ton Barbu et Tata Vegan ?

N’hésite pas à partager notre article, et nous, on te fait plein de bisous doux en attendant le prochain !

Sources : Cosmebio, economie.gouv.fr, DGCCRF, INCI Beauty